La réputation des tatouages black and grey n’est plus à faire. Classiques et durables, ils sont les plus répandus. Les tatouages en couleur, quant à eux, sont plus audacieux, mais décuplent les possibilités créatives et les styles, offrant aux clients une infinité de manières d’exprimer leur identité.
Entre couleur ou noir et gris, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. L’important, c’est seulement de faire un choix éclairé, en connaissance de cause. Alors, à part l’aspect esthétique, quelles sont les différences ?
Pour t’aider à t’y retrouver, j’ai regroupé ci-dessous les aspects dont je discute le plus fréquemment avec mes clients à ce sujet.
Beaucoup de croyances populaires défavorables aux tatouages en couleur méritent d’être nuancées, surtout concernant la durabilité des couleurs. En fait, tous les tatouages pâlissent avec le vieillissement de la peau, qu’ils soient colorés ou non. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, si les contrastes sont forts, l’intégrité du tatouage sera préservée dans le temps.
Les zones noires, de même que les zones en couleur, sont réalisées en remplissant entièrement la peau d’encre (saturation), alors que les tons de gris traditionnels peuvent être réalisés avec un « balayage » des aiguilles dans la peau. La guérison d’un tatouage en couleur (ou contenant un gros remplissage noir) peut donc être plus longue. C’est simplement parce qu’il y a plus de zones saturées que dans un traditionnel tatouage noir et gris. Le tatouage en couleur pourra nécessiter plus d’entretien durant la guérison et, occasionnellement, un 2e remplissage pour s’assurer que toutes les zones sont bien saturées de pigments (c’est comme essayer de peindre un mur magenta : ça peut prendre 2 couches!).
Les encres de couleur vendues au Canada par des fournisseurs reconnus sont sécuritaires pour la pratique du tatouage. Bien que les normes concernant la pratique du tatouage au Québec soient pratiquement inexistantes, ce n’est pas le cas en Europe, où les normes sont plus sévères et imposent ainsi des pratiques rigoureuses à l’industrie en entier. Les allergies aux pigments sont très rares : Je n’ai jamais rencontré ce problème dans ma pratique. Si cela t’arrivait, il s’agirait évidemment de te référer rapidement à un professionnel de la santé.
Pour une même image, il faut compter davantage de temps si elle est réalisée en couleur, car le remplissage intégral de toutes les zones est plus long que le balayage de tons de gris. Pour une pièce réaliste très détaillée, j’estime habituellement le double du temps pour une version en couleur. Cela dépendra toutefois fortement de la qualité de la guérison.
Oui. À mi-chemin entre les tatouages en couleur (peau saturée) et les tatouages en noir et gris (peau balayée), il existe les tatouages en tons de gris « opaques » ou gris « couleur ». Il s’agit d’un tatouage à l’encre grise, plutôt qu’en ombrages réalisés avec du noir dilué (black and grey). L’application est très similaire à un tatouage tout en couleur, c’est à dire qu’on sature la peau de pigments. Ça permet un mélange des tons de gris très doux, je dirais même crémeux. Ça donne un aspect légèrement statuesque aux portraits, et on peut même obtenir des effets de lumière colorée très intéressants en intégrant quelques touches de couleurs.
C’est aussi tout à fait possible de réaliser un tatouage combinant plus d’une seule technique. Pour ma part, j’adore intégrer des éclats de couleur, des effets de lumière colorée qui ajoutent une ambiance unique aux sujets choisis. Les possibilités sont innombrables : il ne faut donc pas hésiter à en discuter avec ton artiste!
En résumé, l’élément le plus important à considérer devrait être l’aspect esthétique recherché. Dans un second temps, il faut bien sûr compter le temps de réalisation (et donc le budget).
À toi de voir ce qui te fait vibrer !
©Esther Artiste, 2023. Tous droits réservés. Réalisée par
: Idhea Marketing Web